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Démarche paysagère

L'homme dans le paysage

homme2Ma philosophie est avant tout de défendre la valeur sociale des lieux d'échanges que peuvent être le jardin (dans le microcosme familial) ou encore la place de village, la rue et tout autre espace pratiqué.
Plus largement, le grand territoire révèle aujourd'hui un fort enjeu de réappropriation et d'implication des populations dans leur cadre de vie. Cette volonté se traduit par un partage des espaces et une réflexion sur le développement urbain, les accessibilités au territoire ou encore la question de la protection d'espaces naturels ou d'espaces de production agricole.
Il s'agit donc de requestionner le paysage au regard des valeurs actuelles et de son devenir possible et de définir le "souhaitable".

A l'échelle du jardin, cela se décline par la conception d'espaces de vie agréables, conviviaux, liées entre-eux et accrochés au cadre paysager.

Le "système" paysager

systemeCe regard sur l'activité de l'homme et ses besoins est indissociable de la question de la ressource. A petite échelle (jardin) ou à plus grande échelle chacun peut s'adapter à la spécificité de son territoire et s'employer à dessiner des espaces qui s'ancrent dans l'existant et répondent au système en place.

Cette conscience environnementale se traduit par la volonté de créer des jardins ou des paysages appréciables par l'homme mais qui se proposent d'être pluriels: espèces locales, espèces mellifères, haies cynégétiques, limitation de l'eau, essences adaptées (et donc absence d'intrants et peu de maladies), fruitiers anciens de bord de route...

Les palettes végétales existantes localement sont déjà très riches mais il ne s'agit pas de bannir totalement les essences exotiques, seulement de les employer avec raison, car une substitution totale est un espace supplémentaire retiré au système environnemental.

Un travail de la forme peut d'ailleurs permettre de re-découvrir des essences locales qui ont de nombreux atouts (rusticité, résistance aux maladies, aspect patrimonial de certaines variétés, qualité ornementale...). Ce travail permet de se connecter au paysage et de tisser un ensemble végétal cohérent.

La forme paysagère: s'adapter à l'existant

formeCes aménagements peuvent bien souvent se décliner dans la simplicité du repère végétal: choix des essences, types de ports, mise en place en densité, bosquets, sujets isolés, espaces de respiration...ouvertures/fermetures, cloisonnements...
Le choix de traitement doux et d'espaces "naturels" offrent l'intérêt de limiter l'entretien, d'éviter le traitement des sujets et l'apport d'intrants. Nous orientons nos projets vers des aménagements qui limitent l'arrosage (jardins secs).

L'aménagement doit aussi s'ancrer dans la forme. Suivre le relief est une façon de s'inscrire intelligemment dans le paysage et bien souvent de répondre à des problématiques comme l'écoulement des eaux, l'érosion des sols, la diversité par la présence de haies champêtres...

Cette démarche s'accorde avec la volonté actuelle de gestion raisonnée des espaces (limitations voire suppression des intrants et pesticides, intérêt de la biodiversité et des corridors...etc) qui se traduit dans les communes par l'adoption de plans verts, d'une gestion différenciée... sur la base d'une requalification des espaces existants (repenser les espaces minéraux, replacer le patrimoine végétal au coeur des espaces de vie...).

La construction historique du paysage ou du jardin est aussi un des points importants dans la conception d'un espace: quelles formes héritées, quels attachements à ces formes paysagères, comment ré-interpréter et réemployer l'existant?

La stratégie globale d'intégration dans le "système paysager" n'empêche pas de structurer esthétiquement les espaces pour s'adapter aux besoins ou encore de travailler directement dans la masse végétale en place, tout en offrant la possibilité d'être en harmonie avec le paysage et de se fondre dans les trames en place...